Mon inhalateur ne vous a rien fait. Je sais pourquoi.
Ce n'était pas votre âge. Ce n'était pas vous. C'était moi qui avais mal cherché.
Vous avez acheté mon inhalateur.
Il ne s'est rien passé.
Je ne vais pas vous dire que vous l'avez mal utilisé. Le problème n'était pas vous.
C'était le produit. Et c'est moi qui l'ai fait.
Ce qui suit va prendre quelques minutes. Je préfère vous expliquer les choses correctement une fois, plutôt que vous vendre quelque chose vite. Vous avez déjà eu droit à la version rapide, et vous savez ce qu'elle valait.
Ce que je croyais savoir
Votre corps fabrique une substance qui ouvre les vaisseaux sanguins.
Elle porte un nom compliqué — l'oxyde nitrique — et c'est le seul mot compliqué de cette page. Retenez simplement ceci : sans elle, les vaisseaux restent fermés. Et si les vaisseaux restent fermés, le sang n'arrive pas.
Ce n'est pas une théorie de vendeur. C'est une découverte qui a reçu le prix Nobel de médecine en 1998.
Mon raisonnement était donc simple. Après 40 ans, on en fabrique moins. Donc on en apporte. Vite, et par le nez, pour éviter la digestion.
Sur le papier, ça tenait debout.
Dans la réalité, ça a fonctionné chez quelques hommes. Et chez beaucoup d'autres, rien. Absolument rien.
C'est cet écart que je n'arrivais pas à expliquer. Alors j'ai arrêté de vendre, et je me suis mis à lire.
Ce n'est pas un réservoir. C'est un robinet.
Je croyais que cette substance se stockait quelque part. Qu'on avait une réserve, et qu'elle baissait avec l'âge.
C'est faux.
Elle ne dure que quelques secondes. Deux à six, selon les travaux publiés. Ensuite elle disparaît.
Votre corps n'en garde aucune avance. Il en fabrique en permanence, ou il n'en a pas du tout.
Ce n'est donc pas un réservoir qu'on remplit. C'est un robinet qui doit rester ouvert.
Et mon inhalateur, dans tout ça ? Il ouvrait le robinet pendant deux minutes. Puis il se refermait.
Je pensais avoir trouvé le problème. J'en avais trouvé un. Pas le pire.
Le seau était percé
Il restait ce trou dans mon explication. Pourquoi rien du tout chez certains hommes ?
La réponse tient à quelque chose dont vous avez sûrement déjà entendu parler : l'usure des vaisseaux.
Dans un vaisseau fatigué par les années — le sucre, le tabac, la tension, le poids, ou simplement le temps qui passe — circulent des molécules instables. On les appelle les radicaux libres.
Ces molécules ont un défaut. Elles détruisent notre substance presque au moment où elle apparaît.
Elle est bien fabriquée. Elle est bien apportée. Elle est détruite avant d'avoir servi.
Autrement dit : le robinet coulait. Mais le seau était percé.
Et tout s'est éclairé d'un coup. Les hommes chez qui mon inhalateur avait fait quelque chose avaient encore un seau à peu près étanche. Les autres versaient de l'eau dans un seau troué.
Je tenais enfin mon explication. J'ai continué à lire quand même.
Et j'ai trouvé pire.
Le robinet se retourne
Celle-là m'a coupé le souffle, et je ne l'oublie plus.
Le robinet a besoin d'une petite pièce pour fonctionner correctement. Une seule.
Or cette pièce est détruite par exactement la même usure que je viens de décrire.
Voilà ce qui se passe quand elle vient à manquer : le robinet ne s'arrête pas.
Il continue de couler.
Mais au lieu de la substance qui ouvre les vaisseaux, il se met à produire les molécules qui la détruisent.
Relisez cette phrase, parce que c'est la clé de toute l'histoire. Le robinet fabrique ce qui perce le seau.
Et plus il en fabrique, plus la petite pièce disparaît. Plus elle disparaît, plus le robinet se dérègle.
C'est un cercle. Il tourne tout seul. Sans douleur, sans signe, année après année, sans rien vous demander.
Ce que ça disait de mon produit
Mettez les trois choses côte à côte.
La substance ne dure que quelques secondes. Elle est détruite avant d'agir. Et l'endroit qui la fabrique finit par produire l'inverse.
Mon inhalateur, lui, apportait un verre d'eau pendant deux minutes.
Il ne mentait pas. Il ne servait à rien — ce qui n'est pas la même chose, et c'est pire.
Et chez vous, concrètement
Une chose importante avant la suite.
Ce que je viens de décrire n'est pas un risque à venir. Ce n'est pas quelque chose à prévenir. C'est déjà installé chez vous, et ça a commencé bien avant que vous ne le remarquiez.
Ça ne s'est pas abîmé en une nuit. Ça s'est abîmé sur vingt ans. Sans douleur, sans avertissement — jusqu'au jour où quelque chose ne s'est pas passé comme avant.
Ce n'est pas une panne. C'est une usure.
Et une usure ne se corrige pas avec un apport de deux minutes. Vous pouvez verser autant d'eau que vous voulez : s'il y a des trous, il n'en restera rien trois minutes plus tard.
Restait la seule question qui m'intéressait encore. Est-ce que cet état peut se modifier ?
Oui. Mais pas à la vitesse que je vous avais promise. Les protocoles publiés sur ce sujet s'étalent le plus souvent sur huit à douze semaines.
Pas sur trente secondes.
J'avais donc entre les mains un produit qui vendait un instant, dans un domaine qui se compte en semaines.
Il n'y avait qu'une décision honnête à prendre.
J'ai arrêté.
Tout ce qui suit a été repris de zéro
Vous avez remarqué que la page a changé de couleurs. Même maison, même personne qui vous écrit. Mais je n'allais pas garder l'habillage d'un produit que je ne vends plus.
Ce que j'ai fait à la place
J'ai retiré l'inhalateur de la vente. Il n'existe plus.
Et j'ai passé des mois sur autre chose : une poudre à prendre chaque matin, sans ordonnance, qui s'occupe des trous et pas du verre d'eau.
300 g, 30 portions. Une dose le matin, dans un verre d'eau. Trois pots pour le protocole complet.
Trois pots. Une dose par jour. Douze semaines.
Je vous préviens tout de suite : vous ne sentirez rien le premier soir. Ni le troisième. Ce n'est pas ce genre de produit — j'en ai déjà fait un, et vous savez comment ça s'est terminé.
Pourquoi seulement 50 places
Je pourrais mettre ce produit en vente demain matin. Je ne le ferai pas.
Je me suis déjà trompé une fois en lançant sans savoir. Cette fois je veux des données avant de vendre à qui que ce soit.
Alors je prends 50 hommes. Pas 5 000. Je lis chaque retour moi-même, un par un, pendant les douze semaines. À 50, c'est faisable. Au-delà, non.
Les 50 démarrent le même mois, sinon je ne peux rien comparer.
Et ceci compte, donc je le dis clairement : les deux pots offerts n'existent que pour ces 50 participants. Après le programme, le produit sera vendu normalement, à l'unité, au prix normal. Si vous lisez cette page dans trois semaines, il n'y aura probablement plus de place. Et je ne sais pas quand je rouvrirai un groupe.
- Les deux autres pots offerts
- Colis neutre, expédié sous 48 h
- Six questionnaires de quelques minutes
- Rien de plus à payer pendant les 12 semaines
Places attribuées dans l'ordre d'inscription
Si rien ne bouge, je vous rends votre argent
Suivez le protocole les douze semaines. Répondez aux six questionnaires.
Si au bout des douze semaines rien n'a changé pour vous, écrivez-le-moi. Je vous rembourse votre pot et vous gardez tout. Pas de formulaire, pas de justification à fournir.
Vous aurez fait le travail. Je n'ai aucune raison de garder votre argent en plus.
Certains en profiteront. Tant pis. Je préfère ça à des retours flattés par des hommes qui n'osent pas me dire que ça n'a rien donné.
Ce que je ne vous promets pas
Je ne vous promets pas de résultat. Je ne sais pas si vous serez parmi ceux pour qui ça change quelque chose — c'est exactement ce que ce programme cherche à savoir.
Ce que je vous promets est autre chose.
Dans douze semaines, vous saurez. Pas ce que raconte une publicité : ce que ça a fait chez vous, avec vos propres réponses, écrites de votre main tous les quinze jours.
Ça fait combien de temps que vous n'avez pas eu de réponse claire sur cette question ?
Vous n'avez pas besoin de me croire pour ça. Vous avez juste besoin de vouloir savoir.
N'y allez pas si vous attendez un effet le soir même. N'y allez pas si vous ne tiendrez pas douze semaines : vous prendriez la place d'un autre.
Parlez-en à votre médecin si vous prenez un traitement, en particulier pour le cœur ou la tension, ou des dérivés nitrés. C'est un complément alimentaire : il ne traite ni ne guérit aucune maladie, et ne remplace ni un avis médical ni une alimentation équilibrée. Des difficultés d'érection peuvent aussi être le premier signe d'un problème vasculaire qui mérite un vrai bilan — dans ce cas, allez voir un médecin plutôt que de me commander quoi que ce soit.
Il reste des places. Pas beaucoup, et pas longtemps.
Douze semaines. Trois pots, un seul payé. Et une réponse honnête à la fin, quelle qu'elle soit.
Je prends une des 50 placesP.S. — Vous m'avez déjà fait confiance une fois, et vous l'avez regretté. Je sais très bien ce que ça demande de le refaire. C'est pour ça qu'il n'y a que 50 places : je préfère devoir des comptes à cinquante hommes qu'à cinq mille.